Miss Natïaa

Cette semaine après 3 semaines de « vacances », c’était la reprise du travail.

Je mets vacances entre guillemets, parce que ce n’en étaient pas vraiment.

Quand j’ai vu les jours s’égrainés et que j’ai réalisé que je n’avais rien fait de ce que j’avais prévu pour moi (initiation à la voile, visite de sites…) ben j’étais triste, même très énervée même.

Et puis, une fois avoir bien vidé mon sac et ma colère passée, j’ai relativisé.

Car finalement, ces dernières semaines m’ont permis:

  • de préparer au mieux la 1ère rentrée scolaire de ma petite,
  • et de mettre en place une certaine routine qui contribue à me tranquilliser l’esprit.

Alors je partage avec vous notre menu pour cette semaine:

En cliquant sur les images des recettes, vous serez redirigés vers le détail des recettes sauf pour le ti-nain morue à retrouver en vidéo à la Une de mon Instagram.


Spaghetti Bolognaise

Concombre /Court bouillon de poisson, Haricots rouges /Pomme Cannelle

Calalou

Avocat /Concombre /Ti nain morue

Et voici les longanes, très proche du litchi, du ramboutan et de la quenette (c’est Wikipédia qui le dit) que je trouve parfois au Monde des Végétaux.

Vous vous y êtes mis vous aussi au planning?

Le stress que ça enlève quand on rentre à la maison de savoir que tout est déjà prêt pour le lendemain, la semaine.

C’est du boulot, je le concède.

Mais je retiens surtout que je suis plus détendue avec cette routine!

Des bisous et à la semaine prochaine pour un nouveau menu.

Tags:, , ,

Nombreux sont celles et ceux qui m’ont connu grâce à mes 151 marchés du jour (oui je sais, c’est précis), mes menus pour la semaine et mes recettes.

Les choses étaient assez bien huilées, en ce temps là.

J’adorais ses rendez-vous.

J’avais mes repères, mes habitudes et tous roulaient.

Et puis depuis fin juillet 2014, tout a été chamboulé.

Les publications ont commencé à être plus éparses du fait:

  • de ma fausse couche,
  • de la préparation de mon retour au pays,
  • de ma période de chômage,
  • de ma nouvelle grossesse,
  • de la reprise du boulot,
  • de cette nouvelle vie au pays

J’y ai vécu jusqu’à mes 22ans. Puis j’ai débuté ma vie de femme là-bas

  • de ma nouvelle vie de femme et maman.

Sur ce dernier point, je crois bien que l’on ne peut et que l’on est jamais réellement prête et préparée pour ce rôle.

Je le savais pourtant que ce n’était pas de tout repos mais quand même!

  • Le manque de sommeil,
  • les responsabilités,
  • l’engagement que dis- je, la dévotion,
  • la vie dorénavant à 3!

Soyons transparent.

Je ne vais pas vous vendre du rêve.

Ce n’est clairement pas du Disney, en mode « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ».

Être mère, être parent, je le dis: c’est prenant, stressant et fatiguant!

Cet être que nous avons désiré, attendu et qui n’a pas demandé à être sur cette terre, dépend totalement de nous.

Toutes ces nuits discontinues, de parfois que 2h30 de sommeil cumulées puis enchaîner avec le boulot…Seigneur!

En tant qu’ex grosse dormeuse ça a été vraiment le plus rude…

J’ai pris et je prends ma charge à coeur et ma fille me le rend plus que bien.

Tout ça pour dire que mes priorités ont été mises à plat, revues et clairement bloguer n’en faisait plus partie; bien que l’envie y était mais pas la force.

Et puis j’ai essayé aussi tant bien que mal de ne pas m’oublier, moi, en tant que femme…

Il m’en a fallu du temps.

Presque 4 ans pour roder et jongler un tant soit peu entre mes vies.

J’ai bien retenu une chose: rien n’est jamais acquis.

Cependant je me dois désormais, à plus de discipline.

Je me suis créée de nouvelles marques et ma fille étant de plus en plus autonome, je me sens de nouveau prête à revenir ici, je l’espère, de façon plus régulière.

Alors aujourd’hui, je vous propose de partager notre menu pour la semaine.

J’ai réalisé ce planning avec ce qu’il y avait dans mon frigo ainsi que les produits données par la famille (papaye, avocat, giraumon, bananes, tomates…).

Je ne fais plus de marchés comme à Neuilly-Plaisance car ici la famille offre souvent des fruits et légumes.

Je me réserve une demie journée dans le week-end pour concocter nos plats pour la semaine.

Je garde uniquement au frigo les déjeuners (entrées, plats et dessert) et souper du lundi et mardi.

Les autres, une fois refroidis vont au congélo.

Puis le mercredi j’ai préparé les entrées et desserts pour jeudi et vendredi.

Ça demande pas mal d’organisation mais, c’est tellement apaisant d’arriver à la maison et de savoir ce qu’il y a au menu.

Je déteste avoir faim et me poser la question.

Voilà!

On se donne rendez-vous la semaine prochaine?

Tags:, , ,

C’était une évidence.

C’est venu naturellement.

Je me suis énormément documentée sur le sujet.

J’ai aussi et surtout beaucoup échangé avec mes modèles sur le sujet, à savoir mes sœurs et mon amie Danielle qui ont eu des enfants avant moi et avaient allaités ou qui allaitaient.

Je me rappelle encore quand je leur disais que je voulais allaiter mais que j’avais peur…

Et si mon bébé refuse de boire ou qu’il n’y parvient pas?

Elles m’ont vite remis les idées en place et rassurés.

J’ai fait mes séances de préparations à l’accouchement avec ma super sage femme.

Elle nous avait réservé une session spécialement allaitement, pour les mamans ayant fait ce choix.

Elle nous a appris et montrer comment ça se passait et comment positionner bébé pour l’alimenter.

J’étais sûre de mon choix.

J’avais même demandé à mon papa de me réaliser un berceau sur mesure pour le cododo.

Le jour J, ma chérie doudou ne m’a pas laissée le temps de douter.

Je me rappellerai toujours quand la sage femme l’a posé sur mon ventre et qu’elle s’est dirigée toute seule, dans le plus beau des silences, comme téléguidée vers mon sein.

Je suis restée sans voix!

Et puis après quelques temps, l’allaitement s’installant, les douleurs ont fait leur apparition.

Mais rien qui puissent me décourager.

Mes sœurs m’avaient prévenuu que ça risquerait d’arriver et m’avait conseillé deux choses:

  • des coques
  • et la crème pour allaitement Lansinoh.

Les massages avec cette pommade m’ont beaucoup soulagé/aidé.

J’ai toujours allaité ma fille à sa demande, dès qu’elle le réclamait 7 jours sur 7, 24h sur 24.

Mes nuits étaient très hachurées.

Et puis à ses 5 mois, après plusieurs mois de chômage, il a fallu que je reprenne le chemin du travail.

Quelques semaines avant et sachant qu’on la confierait à l’assistante maternelle, j’avais débuté le tirage de lait que je conservais au congélateur en prévision de ce retour à la vie active.

J’avais préparé ce changement du mieux que je pouvais mais je me sentais déjà coupable de l’abandonner.

Certes, on avait choisi avec minussi, une nounou bienveillante qui partageait les grands principes d’enseignements que l’on souhaitait pour notre enfant et qui acceptait de lui donner des biberons de mon lait.

Mais cela n’empêchait que je m’en voulais quand même de la laisser.

Avant de véritablement reprendre le travail, on a fait une belle période d’adaptation avec la nounou car la petite refusait de prendre le biberon au début.

Pour tenir le coup, je m’accrochais à cette phrase que nous avait dit notre super sage femme « un enfant ne se laissera jamais mourir de faim ».

Puis une copine m’a conseillé de changer de tétine pour ses biberon. Et ce sont ceux de la marque tommee tippee qui lui convenaient.

À ce moment, notre petite a commencé à accepter de boire au biberon.

J’étais soulagée.

Restait maintenant le cas de comment poursuivre avec la reprise du boulot.

« Sachez que selon la loi, l’allaitement au travail est un droit.

« En tant que salariée, vous pouvez allaiter votre enfant durant les heures de travail, pendant 1 an à partir de sa naissance.

Pour ce faire, vous avez droit à une réduction de votre temps de travail d’1 heure par jour, répartie en 30 minutes le matin et 30 minutes l’après-midi. » »

Je ne vais pas vous mentir, il m’a fallu pas mal d’organisation pour poursuivre notre allaitement.

En semaine, je tirais mon lait entre midi et deux, tous jours.

Le soir pendant qu’elle tétait un sein avant d’aller au lit, il m’arrivait de tirer l’autre.

Mes nuits étaient discontinues.

Les nouveaux nés peuvent dormir des nombreuses heures par jour. Sauf qu’on oublie de préciser que c’est loin d’être d’affilée.

En comptabilisant mes heures, il m’arrivait certain soir dans la semaine à cumuler à peine 2h30 de sommeil cumulées.

Et le lendemain matin, il fait être fraîche et disponible pour embrayer sur mes tâches au travail.

Seigneur!

J’étais quelquefois en mode pilote automatique.

Sincèrement, je ne sais pas où je puisais cette force pour tenir.

C’était éprouvant par moment.

Stressant par d’autre.

Surtout quand je constatais que la production diminuait.

Mon m’avait envoyé plusieurs signaux.

La fatigue et le stress ont eu raisons de moi.

J’en faisais trop.

J’ai du être arrêtée.

Il me fallait lever le pied.

J’ai repris des forces, continué à manger mes oléagineux et essayer de manger équilibrés, à boire mes tisanes et à prendre mes granules d’homéopathies sous prescription de ma sage femme.

ça a bien duré ainsi de janvier à septembre 2016.

Puis la petite n’a plus voulu prendre de biberon durant sa journée à la crèche.

Depuis lors, je lui donne la tétée le matin avant de partir au boulot puis le soir après ma journée de boulot et de retour à la maison autant de fois qu’elle le souhaite.

Je n’ai jamais eu l’appréhension de lui donner le sein en dehors de chez nous:

  • dans la file en attendant mon tour,
  • en faisant mon marché,
  • en randonnée,
  • à la mer,
  • en avion,
  • au restaurant

Et j’ai eu l’occasion d’en entendre des remarques et j’en entends toujours.

Car j’allaite toujours ma fille qui a maintenant un peu plus de 3 ans.

« Maman mais elle tête toujours?! »

tu vois bien que oui?non?

« Elle va arrêter quand comme ça?! »

à ses 18ans

« Je croyais qu’elle avait déjà fin avec ça?! »

de quoi je me mêle

Tout dépend de mon humeur.

Mais la personne obtiendra toujours une réponse de ma part ou de celle de ma fille.

Car même la bouche fermée, mon visage parle!

Je n’ai aucun regret.

Nos tétées sont maintenant plus espacées, moins longues.

Nous n’en sommes pas encore à la fin mais j’ai cette impression que l’on en est proche.

L’avenir nous le dira.

En tout cas, j’ai aimé tous ces moments de maternages.

Je n’ai jamais vécu mon allaitement comme une contrainte, bien au contraire.

Si je devais le refaire, je referai exactement tout pareil!

Je finirai en ajoutant à celles qui veulent allaiter:

Tags:, , , , ,