Miss Natïaa

Je n’ai pas toujours voulu être mère.

Je me rappelle encore de ces phrases que j’ai prononcé plus d’une fois à mes parents et qui résonnent en moi « De toutes façons les enfants ça sert à rien! Et en plus c’est ingrat! ».

Rien que ça.

J’ai toujours été… particulière.

Certains diront que je suis folle, insolente ou même méchante.

Et ceux qui me connaissent réellement savent que je suis quelqu’un hypersensible.

Je ne sais pas faire semblant.

Je dis les choses.

Et puis en 2012, j’ai eu un déclic. Je veux bien finalement être maman. Mais mon envie n’était pas forte au point d’enlever mon stérilet et de sauter le pas.

L’idée était là dans ma tête, dans nos têtes.

Et puis en 2014 lors de notre voyage à Montréal, j’ai eu un sentiment de déjà vu, un pressentiment.

De retour en France, c’est confirmé, je suis enceinte…sur DIU! (dispositif intra-utérin)

C’était la 1ère fois que mon gynéco observait ça. Moi même, je ne pensais pas ça possible.

En tout cas notre petit Loustique était quant à lui en pleine forme, bel et bien installé.

Ce fut la surprise! Ce n’était pas prévu mais on était heureux.

Heureux de l’annoncer à nos proches, heureux de cette nouvelle aventure.

Et puis le 26 Juillet 2014, je me revois me tordre de douleurs sur notre canapé, ma sœur sage femme au bout du fil m’aidant à respirant pour gérer au mieux cette souffrance.

Tout m’échappait, je n’étais plus maître de rien, tout est allé tellement vite.

Arrivés aux urgences, le siège de la voiture trempée. J’avais perdu les eaux.

On avait compris que c’en était fini.

Notre Loustique nous avait quitté.

J’ai crié et pleuré comme jamais.

Les choses se sont enchaînées, j’ai cette image de ce médecin m’informant que j’avais expulsé le bébé, je le revois une main appuyant sur mon ventre et l’autre dans mon intérieur vérifié que tout était bien sorti.

Je m’entends dire que non je ne souhaite pas voir mon enfant. Je le vois malgré moi dans ce sachet.

Je me revois trembler de tout mon corps, regarder et demander pardon à mon doudou et lui dire que je suis désolée.

Je revois les murs blancs de l’hôpital défilés et puis l’infirmière qui me demande ma date de naissance et puis plus rien… C’est le trou noir.

Je me réveille dans les choux, dans une chambre, des perfusions au bras et le ventre vide…

Pourtant tout allait bien la veille. Je cherche des explications.

Pourquoi nous? Pourquoi moi?

Je m’en voulais tellement. J’étais en colère.

J’en voulais à mon corps ce con qui n’avait pas su garder notre enfant puis au corps médical.

J’étais furieuse après tous ceux qui me disaient que ce n’était pas grave, qu’il fallait que je passe à autre chose,que je faisais trop de choses, que ça arrive à des millions de femmes, que j’avais eu la chance que ça soit arrivé à ce stade où l’on ne pouvait supposer que j’étais enceinte, ou alors que j’aurai pu avoir un enfant infirme et j’en passe…

Sérieusement de vous à moi, si jamais une femme vous confie son malheur, abstenez de ce genre de commentaires.

C’est hyper douloureux d’entendre ses âneries!

On a juste besoin de réconfort, d’une épaule, d’une oreille mais certainement pas de jugements.

Certes on n’a encore ni touché, ni vu, ni connu avec cet enfant mais on l’a espéré, on l’a senti ou encore imaginé et surtout on l’aime déjà.

Et puis la blessure est encore béante mais on n’a d’autres choix que d’avancer. Il faut prévenir son employeur et les services sociaux que finalement ben la grossesse n’est pas arrivée à son terme… Sincèrement, c’est éprouvant.

Heureusement, on avait programmé en mai de rentrer au pays pour partager en Août notre bonheur…

Le fait de retrouver les nôtre, de nous ressourcer après cette épreuve nous a fait énormément de bien.

Comme pour soigner notre peine, c’est aussi en Août 2014 que mon chéri a eu cette proposition d’emploi pour que l’on retourne vivre au pays comme on l’avait toujours souhaité.

6 ans qu’on attendait ce moment!

6 ans qu’on rêvait de notre retour au pays natal.

Quant à moi, je n’ai pas réfléchi bien longtemps pour proposer à mon employeur une rupture conventionnelle.

Il nous fallait ça.

Le timing était parfait pour tourner cette page.

Vraiment, la vie a plus beaucoup plus d’imagination que nous.

Après cet épisode douloureux, j’ai décidé de me recentrer sur mon bien être, de me faire plaisir et d’arrêter de m’en vouloir.

De faire la paix avec moi-même.

Ainsi va la vie!

C’est aussi à cette période que ma BFFL m’a fait découvrir Isabelle FILLOZAT avec le livre « Fais-toi confiance ».

J’ai pratiqué du yoga pour m’apaiser et j’ai repris le sport dès que j’ai eu le feu vert.

J’ai peu à peu repris confiance en moi, en mon corps.

L’envie de croire en la vie et devenir maman était plus que jamais présente mais je ne vous cache pas que la peur aussi était bien présente.

En tout cas, l’année 2014 restera à jamais gravée dans ma mémoire.

En décembre 2014, j’ai eu de nouveau cette intuition.

Ce sentiment que j’avais reconnu quelques mois auparavant qu’un être grandissait de nouveau en moi.

Le 8 Janvier 2015, j’ai eu la confirmation que j’étais au tout tout début.

J’ai annoncé cette grossesse encore plus tôt que la précédente. Du moins à mes sœurs et mes parents.

Mon gynécologue ici connaissant mon passif m’a super bien épaulé.

Pas de prise de risques ou pour me rassurer, cerclage et suivis très rapprochés entre les visites avec ma super sage femme et lui.

Mes sœurs et mes amies étaient plus que présentes malgré la distance de certaines.

Je me suis mise à pratiquer le yoga prénatal avec l’institut Akrita, où j’ai pu réellement exorciser mes dernières craintes de fausse couche.

Et puis Mister Vandes alala  le pauvre, on se connait depuis 2005… J’ai juste envie de dire que cette épreuve nous a fortifiée!

Je peux vous dire que j’ai pleinement vécue cette nouvelle opportunité.

Je me suis écoutée plus que jamais.

Je dis ça mais j’avais quand même la bougeotte.

Il me fallait une activité car depuis mon retour au pays en novembre 2014, j’étais au chômage.

Alors en début d’année 2015, je me suis lancée dans une formation dans le digital. Je me revois avec mon ventre qui commençait à sortir orchestré un évènement à Madiana.

Ensuite, j’ai bossé à la Région pendant un mois.

Finalement, mon contrat n’a pas été renouvelé.

J’étais dévastée. Le mot est faible merci les hormones et c’est là que mes sœurs m’ont dit « Ti manmay rété an koté! Profité di grossess ou!! » (Jeune fille reste tranquille! Profite de ta grossesse!!)

Et c’est ce que j’ai réellement fait!

J’avais cette chance de n’avoir aucune contrainte alors j’ai profité pour:

  • me reposer,
  • me faire plaisir: mer,  séances d’aquagym avec la sage femme, séances de yoga
  • et de ma famille.

Et puis, en fin de matinée, le 28 Août après un monitoring, la sage femme me regarde et me dit « Mais tu as des contractions régulières là. Tu vas faire connaissance sous peu avec ta fille! ».

Je suis rentrée chez moi dormir un peu.

Et puis dans l’après-midi ma sœur est venue me chercher. « An an jeune fille! Un gros vendredi tu veux rester chez toi et attendre?! Avec les embouteillages là?! Non! Je viens te chercher. Je t’amène à la clinique! »

Les séances de préparation à l’accouchement et surtout les séances de respiration faites pendant les sessions de yoga prénatales m’ont énormément servies et permis d’accueil notre chérie sereinement.

Ah oui, encore une chose, cessez de dire aux gens à quand le bébé, à quand le second?

Vous ne connaissez pas leur passif.

Certains n’en ont simplement pas envie, pour le moment, ne peuvent pas, sont en deuil…

Alors stop!

Voilà, cet article, il m’en a fallu du temps pour me décider à l’écrire. Je m’étais promis de le rédiger depuis 2014.

J’ai honoré la promesse que je m’étais faite.

Je m’arrêterais là pour cette fois et je finirai par ces mots:

Dans notre société noire, afro caribéenne, il n’est pas bien vu de raconter ses malheurs, ses douleurs et ses échecs.

Il faut même au contraire taire ses peurs, tout faire pour les oublier, les enfouir.

J’appartiens à cette communauté mais je ne partage pas cette idée.

Ma thérapie ça a été d’en parler, de cesser d’en avoir honte, de me libérer.

#BreakTheSilence

À bientôt!

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Je suis toujours à la recherche de nouvelles saveurs.

Et avec mon cousin chef cuistot Albert, on échange sur souvent sur Whatsapp sur les associations de saveurs et plats à tester.

Je lui disais que je souhaitais une recette rapide et gouteuse, toujours!

Et c’est la qu’il m’a soumis l’idée de réaliser un crumble à la goyave.

Ni une ni deux, je prends rendez-vous avec ma cousine responsable de l’exploitation agricole Kay Gabou & Gabie, pour récupérer quelques goyaves cubaines (des belles goyaves sucrées à la chair rose) et des goyaves fraises (petites baies juteuses et légèrement acidulées qui rappellent un peu le goût de fraises des bois.).

Nous y voilà, on se lance!

Pour un crumble pour 4 personnes, il vous faudra:

  • 500g de goyaves On retire la partie contenant les graines. Celles des goyaves cubaines sont assez dures sous la dent. On peut faire une confiture avec par exemple ou manger nature comme le fait ma fille.
  • 50g de farine
  • 50g de sucre
  • 50g de beurre
  • 70g d’amande
  • le zeste d’un demi citron

On préchauffe le four à 180°C puis on débute la préparation la pâte à crumble.

Dans un saladier, on mélange le beurre, le sucre et la farine.

On mixe moyennement les amandes entières et on les ajoute au mélange.

On réserve le temps de s’occuper des goyaves.

On retire le trognon des goyaves cubaines et goyaves fraise.

On ôte ensuite la peau ainsi que les graines uniquement des goyaves cubaines

On coupe les goyaves en petits dés et on y ajoute le zeste d’un demi citron.

On mélange.

Dans des ramequins, on dépose les morceaux et on recouvre de pâtes à crumble.

On enfourne pendant 30 minutes.

A la sortie du four, je ne vous raconte pas le parfum qui s’y dégage.

L’association goyave, citron, amande, hummmm!!!

C’est divin!

On peut déguster le crumble tiède ou encore froid.

J’ai testé les deux, verdict…les deux sont délicieux!

Je n’ai pas réussi à choisir si je le préférais tiède ou froid.

Impossible de me décider. Je pense tout simplement que je n’en ai pas gouté suffisamment ah ah!

Vous testerez et vous me direz comment vous l’avez préféré hein?

Bonne dégustation!

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Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’un sujet pas du tout commun ici et qui pourtant me tient à cœur: Mes cheveux.

Mais pourquoi me direz-vous?

Ben tout simplement parce que j’ai envie de partager certains pans de ma vie un peu plus personnels.

Je vais débuter par mes cheveux.

On me parle de phénomène de mode, de mouvement et j’écarquille les yeux.

Pour la petite histoire, à la maison j’ai grandi dans une famille où tout le monde avait les cheveux dits naturels: mon père, ma mère, mes sœurs et moi.

(Je n’ai jamais compris le besoin de spécifié cet attribut. Ce sont des cheveux point… Bref, passons!)

Ma mère fut mon premier modèle capillaire. Elle arborait de belles tresses avec ou sans rajouts, qu’elle se faisait faire au salon.

Elle n’a jamais mis une goutte de défrisage dans ses tifs.

Elle avait et a toujours ce volume de cheveux majestueux!

Comme bon nombre de petite fille, j’ai eu mes poupées et mes héroïnes des dessins animés qui qu’on le veuille ou non laissent une empreinte.

Elles avaient toutes les cheveux raides. J’ai joué un temps à m’attacher la tête avec une serviette pour les imiter (cat’s eyes et compagnies).

Mais je n’ai pas souvenir d’en avoir voulu réellement des longs et raides…

Jusqu’au CM2, c’est maman qui nous coiffait soit des nattes (queues ou au fil), des tresses ou des vanilles.

Nos cheveux étaient nourris avec:

  • de l’huile de palmacristie/carapate que parfois l’une de mes tantes guadeloupéenne nous faisait parvenir
  • de la brillantine et l’huile à l’ortie Klemm (pas de vaseline)

Elle nous amenait aussi souvent dans des foires artisanales et marchés rasta pour y acheter du beurre de karité.

Le vrai là! Vous savez? Celui qui est bien odorant.

Le dimanche était jour de soin. C’était toujours au minimum shampooing et après shampooing.

Quand elle sentait que nos cheveux le nécessitaient, c’était bain d’huile la veille du shampooing une fois par mois.

Après les grandes vacances, elle nous faisait les pointes. Et pour parfaire notre coiffure elle brûlait à la bougies les chichis qui dépassaient des nattes/tresses.

Tous les soirs nos cheveux étaient attachés avec nos carrés de madras, « marré têt », pour que nos cheveux restent en place, sans chichis (frisottis).

Des fois, quand une coiffure ne nous plaisait pas, mes sœurs et moi les fouines, dormions sans foulard ou alors nous nous mouillions volontairement les cheveux pour avoir une nouvelle coupe plus rapidement et cette fois à notre goût.

Nous avions chacune notre set de coiffure avec notre brosse, notre peigne de la marque Hercules (les vrais choses) gravé à notre nom et accessoires en tout genre.

Le peigne quand il tombait et qu’une dent se cassait, s’était direction l’atelier de papa pour le scier et le remettre à niveau ahahah.

Au primaire

Et puis nous avons vite appris à nous laver, natter et tresser seules les cheveux.

Nous avions même des têtes à coiffer où l’on apprenait à faire des nattes et tresses avant de s’essayer sur nos têtes ou celles d’une des sœurs.

On en a fait des expériences commerces:

  • shampooing réalisé à base de feuilles et de fleurs d’hibiscus
  • masque à l’avocat du jardin
  • masque à l’œuf, miel et rhum

 

Ah ah les bons souvenirs, je vous dis!

Je n’ai reçu aucun commentaire sur ma chevelure ou du moins je ne m’en souviens pas

(mémoire de Doris ou sélective, choisissez).

Voici donc mes bases, mes repères et pourquoi je martèle que ce n’est en rien une mode pour moi.

Et puis à mes 21 ans, un jour, sur un coup de tête, avec l’un de mes premiers salaires, j’ai décidé de tester un wave.

C’est comme le défrisage je crois bien, sauf que les cheveux ne sont pas tout à fait raides. Les boucles sont plus détendues.

C’est à partir de ce moment que les « avis » ont commencé à pleuvoir…

Quand je suis revenue de la coiffeuse, j’ai eu l’impression que mes parents étaient malheureux déçus.

En mode « mais pourquoiiiiiii? Tu avais de si beaux cheveux!!! »

J’en avais déjà parlé avec eux, questions d’identité et de santé mais pour moi ce n’était qu’un simple changement: un coup de spitch sur les cheveux mouillés et leggo.

Je pouvais enfin les porter lâchés sans avoir à rester assise des heures jusqu’à en avoir mal aux fesses pour être coiffée.

Et puis, en Octobre 2008, je suis partie pour mes études… Là-bas.

Finis les boucles et les cheveux mouillés, j’ai vite compris ce que c’était que d’avoir réellement froid!

J’ai aussi vite vu que mes cheveux n’étaient plus comme au pays.

Le calcaire ainsi que l’air les asséchaient et les rendaient cassants.

Je ne comprenais pas: moi qui n’avait jamais eu de soucis pour les entretenir jusqu’alors, je n’avais plus la même texture ni les mêmes repères.

Plus ça allait, plus je les taillais. J’en avais sérieusement marre.

Je ne me reconnaissais plus du tout. Mon volume avait disparu.

En 2010, j’ai décidé de me reprendre en main:

« Olaïtan, il va falloir que tu apprennes à entretenir tes cheveux en France hexagonale. »

Comment est-ce possible qu’en Martinique tu pensais ne faisais que le strict minimum et ici, enfin là-bas…Bref

J’ai commencé à faire des recherches sur Internet. Je me suis inscrite sur le forum Upgrade Me, un espace d’échange sur les cheveux et le bien être de La Manouchka.

J’en ai fait de jolies rencontres!

C’est aussi à partir de là que j’ai décidé d’ouvrir mon blog.

Et puis je ne me rappelle plus comment c’est arrivé, mais Manuella (La Manouchka) m’a rapidement orienté vers Clarisse de Bellebene qui m’a vraiment super bien accompagnée et conseillée.

Elle m’a appris à trouver une routine capillaire qui colle à mon mode et surtout mon milieu de vie avec des produits adaptés, à savoir comment:

  • laver mes cheveux  (les séparer en plusieurs sections, le cuir chevelu …),
  • les hydrater et sceller l’hydratation (eau + corps gras, l’image de la vinaigrette m’est restée en tête),
  • les avoir sains (sans fourches, forts: non cassants),
  • conserver ma coiffure (foulard/ taie d’oreiller en satin pour conserver mon hydratation),
  • réaliser des coiffures (braid out, twist out…)

C’était ça mon besoin: adapter mes connaissances et retrouver le cheveu qui m’avait accompagné jusqu’à mes 21 ans.

Celui que je connaissais le mieux, fort et beau!

J’ai donc fait une transition, c’est à dire que j’ai gardé les deux textures de cheveux: traités chimiquement et l’autre non.

Au bout de 10 mois,quick, j’ai coupé toute la partie wavée.

J’ai expérimenté et j’ai appris pas mal de nouvelles choses et surtout que je pouvais le porter lâcher.

Ça c’était complètement nouveau.

Je ne l’avais jamais vu ni au pays, ni là-bas sur des femmes au cheveu crépu.

Durant ce cheminement, j’ai aussi découvert Danielle et Fatou qui m’ont profondément touchée par la force de leurs mots, leurs engagements et la beauté de leurs coiffures.

J’admirais et j’admire réellement l’engouement d’acceptation de soi qu’il y a eu et qu’il y a encore aujourd’hui autour de ce sujet.

Ce processus, je le salue mais je me répète ce n’est en rien une mode mais bien un réel besoin que nous avons, nous, personnes de couleur de dire que nous existons avec la singularité qu’est notre cheveu mais pas que.

Il n’existe pas qu’une seule beauté!

J’ai pleinement compris que je n’avais pas forcément besoin d’être tressée ou nattée pour être considérée comme coiffée.

J’ai pris conscience de la versatilité de mes cheveux.

Mon expérimentation de cheveu chimiquement aura duré 3 ans.

Depuis la fin de cette aventure en 2011, des personnes proches et d’autres moins proches, voir inconnues étaient/sont ravies de voir une jeune femme noire portant (assumer) ses cheveux.

Les avis étaient/sont pour la plupart flatteurs.

Mais en vérité, je ne me suis jamais posée la question de savoir si c’était bien ou pas de les lâcher, tourner, lisser, natter, tresser ou autres pour sortir de chez moi.

Je les lisse, les twist, les coupe, les décolore, les colore, les tresse, les lâche.

Tout dépend réellement, de mon humeur et de mon état d’esprit du moment.

Ce sont les gens qui sont surpris de voir la facilité avec laquelle je m’amuse aisément avec mes cheveux.

Et puis parfois, d’autres s’autoris(ai)ent le droit de me dire que je ne suis pas coiffée ou que j’ai les cheveux en pétard, ou que je devrais les démêler parce qu’ils sont lachés…

Ceux qui me connaissent doivent sourire en ce moment même.

De temps en temps, je n’y prête pas attention et d’autres fois je daigne répondre et rappeler dans le plus grand des calme, après une longue et lente inspiration tout de même que:

Mes cheveux sont crépus et ils ne sont par nature ni raides ni bouclés mais bien crépus .

Je les aime.

Donc, j’ai tout autant le droit de les porter au vent si j’en ai envie.

Est-ce que vous vous permettriez de faire ce genre d’observations, non sollicitées, à une personne aux cheveux naturellement raides.

Non?!

Alow soti douvan mwen (Hors de ma vue)

Non mais sincèrement, nous avons été trop longtemps formatés à l’idée que ce qui est uniquement beau, ce sont les femmes avec les cheveux lisses, tirés à 4 épingles, tressés ou encore nattés et de préférence raides et sans chichis.

Le constat est que, je suis une femme noire et que mes cheveux sont crépus.

Ce n’est en aucun cas une mode.

Je suis née ainsi et j’en suis fière!

Je ne remercie jamais assez du fond du cœur mes parents de m’avoir dit et répété que mes cheveux sont beaux, de les aimer.

Je rajouterai que maintenant que je suis maman, je mets un point d’honneur à être en accord avec moi même, mes origines et mon histoire.

Et le fait d’arborer mes cheveux lâchés en fait parti.

Aimez-vous, personne ne le fera mieux que vous!

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