J’ai choisi d’allaiter

C’était une évidence.

C’est venu naturellement.

Je me suis énormément documentée sur le sujet.

J’ai aussi et surtout beaucoup échangé avec mes modèles sur le sujet, à savoir mes sœurs et mon amie Danielle qui ont eu des enfants avant moi et avaient allaités ou qui allaitaient.

Je me rappelle encore quand je leur disais que je voulais allaiter mais que j’avais peur…

Et si mon bébé refuse de boire ou qu’il n’y parvient pas?

Elles m’ont vite remis les idées en place et rassurés.

J’ai fait mes séances de préparations à l’accouchement avec ma super sage femme.

Elle nous avait réservé une session spécialement allaitement, pour les mamans ayant fait ce choix.

Elle nous a appris et montrer comment ça se passait et comment positionner bébé pour l’alimenter.

J’étais sûre de mon choix.

 

J’avais même demandé à mon papa de me réaliser un berceau sur mesure pour le cododo.

Le jour J, ma chérie doudou ne m’a pas laissée le temps de douter.

Je me rappellerai toujours quand la sage femme l’a posé sur mon ventre et qu’elle s’est dirigée toute seule, dans le plus beau des silences, comme téléguidée vers mon sein.

Je suis restée sans voix!

 

Et puis après quelques temps, l’allaitement s’installant, les douleurs ont fait leur apparition.

Mais rien qui puissent me décourager.

Mes sœurs m’avaient prévenuu que ça risquerait d’arriver et m’avait conseillé deux choses:

  • des coques
  • et la crème pour allaitement Lansinoh.

Les massages avec cette pommade m’ont beaucoup soulagé/aidé.

J’ai toujours allaité ma fille à sa demande, dès qu’elle le réclamait 7 jours sur 7, 24h sur 24.

Mes nuits étaient très hachurées.

Et puis à ses 5 mois, après plusieurs mois de chômage, il a fallu que je reprenne le chemin du travail.

 

Quelques semaines avant et sachant qu’on la confierait à l’assistante maternelle, j’avais débuté le tirage de lait que je conservais au congélateur en prévision de ce retour à la vie active.

J’avais préparé ce changement du mieux que je pouvais mais je me sentais déjà coupable de l’abandonner.

Certes, on avait choisi avec minussi, une nounou bienveillante qui partageait les grands principes d’enseignements que l’on souhaitait pour notre enfant et qui acceptait de lui donner des biberons de mon lait.

Mais cela n’empêchait que je m’en voulais quand même de la laisser.

Avant de véritablement reprendre le travail, on a fait une belle période d’adaptation avec la nounou car la petite refusait de prendre le biberon au début.

Pour tenir le coup, je m’accrochais à cette phrase que nous avait dit notre super sage femme « un enfant ne se laissera jamais mourir de faim ».

Puis une copine m’a conseillé de changer de tétine pour ses biberon. Et ce sont ceux de la marque tommee tippee qui lui convenaient.

À ce moment, notre petite a commencé à accepter de boire au biberon.

J’étais soulagée.

Restait maintenant le cas de comment poursuivre avec la reprise du boulot.

« Sachez que selon la loi, l’allaitement au travail est un droit.

« En tant que salariée, vous pouvez allaiter votre enfant durant les heures de travail, pendant 1 an à partir de sa naissance.

Pour ce faire, vous avez droit à une réduction de votre temps de travail d’1 heure par jour, répartie en 30 minutes le matin et 30 minutes l’après-midi. » »

Je ne vais pas vous mentir, il m’a fallu pas mal d’organisation pour poursuivre notre allaitement.

 

En semaine, je tirais mon lait entre midi et deux, tous jours.

Le soir pendant qu’elle tétait un sein avant d’aller au lit, il m’arrivait de tirer l’autre.

Mes nuits étaient discontinues.

Les nouveaux nés peuvent dormir des nombreuses heures par jour. Sauf qu’on oublie de préciser que c’est loin d’être d’affilée.

En comptabilisant mes heures, il m’arrivait certain soir dans la semaine à cumuler à peine 2h30 de sommeil cumulées.

Et le lendemain matin, il fait être fraîche et disponible pour embrayer sur mes tâches au travail.

Seigneur!

J’étais quelquefois en mode pilote automatique.

Sincèrement, je ne sais pas où je puisais cette force pour tenir.

C’était éprouvant par moment.

Stressant par d’autre.

Surtout quand je constatais que la production diminuait.

Mon m’avait envoyé plusieurs signaux.

La fatigue et le stress ont eu raisons de moi.

J’en faisais trop.

J’ai du être arrêtée.

Il me fallait lever le pied.

J’ai repris des forces, continué à manger mes oléagineux et essayer de manger équilibrés, à boire mes tisanes et à prendre mes granules d’homéopathies sous prescription de ma sage femme.

ça a bien duré ainsi de janvier à septembre 2016.

Puis la petite n’a plus voulu prendre de biberon durant sa journée à la crèche.

Depuis lors, je lui donne la tétée le matin avant de partir au boulot puis le soir après ma journée de boulot et de retour à la maison autant de fois qu’elle le souhaite.

 

Je n’ai jamais eu l’appréhension de lui donner le sein en dehors de chez nous:

 

  • dans la file en attendant mon tour,
  • en faisant mon marché,
  • en randonnée,
  • à la mer,
  • en avion,
  • au restaurant

Et j’ai eu l’occasion d’en entendre des remarques et j’en entends toujours.

Car j’allaite toujours ma fille qui a maintenant un peu plus de 3 ans.

« Maman mais elle tête toujours?! »

tu vois bien que oui?non?

« Elle va arrêter quand comme ça?! »

à ses 18ans

« Je croyais qu’elle avait déjà fin avec ça?! »

de quoi je me mêle

Tout dépend de mon humeur.

Mais la personne obtiendra toujours une réponse de ma part ou de celle de ma fille.

Car même la bouche fermée, mon visage parle!

Je n’ai aucun regret.

Nos tétées sont maintenant plus espacées, moins longues.

Nous n’en sommes pas encore à la fin mais j’ai cette impression que l’on en est proche.

L’avenir nous le dira.

 

En tout cas, j’ai aimé tous ces moments de maternages.

Je n’ai jamais vécu mon allaitement comme une contrainte, bien au contraire.

Si je devais le refaire, je referai exactement tout pareil!

Je finirai en ajoutant à celles qui veulent allaiter:

1 Comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.